Parfum de guerre au Moyen-Orient

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DERNIERE MINUTE : Le Général iranien Qassim Suleimani, commandant de la Force Al-Qods du Corps des Gardiens de la révolution islamique, a été tué avec 6 autres personnes incluant le chef du Kataib Hezbollah, Abu Mehdi al-Muhandis, vice-commandant des PMF (Unités de mobilisation populaire en Irak) – qui aurait d’après certaines sources médiatiques participé au sac de l’ambassade américaine à Bagdad le 31 décembre 2019 – ainsi que Naaem Qasem, le vice-secrétaire général du Hezbollah. Le Pentagone a confirmé vendredi que la frappe aérienne avait été ordonnée par le Président Trump.

La Maison Blanche a publié un communiqué disant que le général Suleimani avait été tué à l’initiative et sous la supervision du président Trump, et que l’armée américaine, en ciblant Suleimani, chef de la Force Al-Qods du Corps des Gardiens de la révolution islamique, organisation terroriste désignée par les États-Unis qui élaborait activement des plans pour viser les diplomates et militaires américains en Irak et dans toute la région, avait pris des mesures défensives décisives pour protéger le personnel américain à l’étranger.

Suleimani était considéré comme étant le plus important Général en Iran et le bras droit du leader iranien l’Ayatollah Ali Khamenei. Abu Mehdi al-Muhandis et Qassim Suleimani ont été qualifiés de terroristes par les États-Unis pour le meurtre de centaines de soldats américains.
Immédiatement après la frappe américaine, l’Ayatollah Khamenei a publié via Twitter une déclaration appelant à “des représailles sévères » pour les « meurtriers qui ont le sang de Soleimani et celui d’autres martyrs sur leurs mains ». Quant au Hezbollah, il a affirmé dans un communiqué que les « représailles étaient de la responsabilité de la résistance partout dans le monde ». En réaction, le département d’Etat américain et l’ambassade des Etats-Unis en Irak ont appelé les citoyens américains à «quitter l’Irak immédiatement» par voie aérienne et terrestre par crainte de représailles et d’une escalade militaire entre l’armée iranienne et les forces militaires américaines.

La suite donnée par les Etats-Unis à l’attaque de son ambassade en Irak et à la frappe réussie de vendredi contre les principaux dirigeants militaires iraniens consiste à envoyer des troupes américaines supplémentaires, dont certaines sont déjà arrivées dans la région.

On estime que 100 Marines, le déploiement d’au moins 750 soldats américains, environ 4000 soldats connus sous le nom de DRB, « Division Ready Brigade », ainsi qu’un escadron de l’US Air-Force auraient été déployés dans la région pour sécuriser l’ambassade, soutenir les troupes américaines et protéger le personnel américain. Environ 5000 soldats américains sont aujourd’hui en Irak sur un total de 60000 dans la région, et 14000 soldats supplémentaires devraient être déployés en raison de la crise actuelle avec l’Iran. En attendant une déclaration officielle du président Trump ce jour, nous pouvons dire à ce stade que les tensions entre l’Iran et les États-Unis au Moyen-Orient ont atteint des niveaux sans précédent au cours des derniers jours et des dernières heures, avec un risque d’aggravation important des conflits existants au Moyen-Orient en Irak, en Syrie, au Liban, au Yémen, en Afghanistan et à la frontière avec Israël.

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Hannah HAKODESH

Specialist of Communications in the Middle East Chief Editor / Rédacteur en Chef

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